« Avec les formations reçues dans le cadre du projet Femmes en Action, nous ne sommes plus obligées de couper les arbres en désordre ou d’aller jusqu’au parc »

Avant d’intégrer Diobass dans le cadre du projet Femmes en Action, je faisais les travaux champêtres, ne sachant pas qu’il existe ce qu’on appelle le changement climatique. Je cultivais comme mes parents et arrière-parents nous ont appris sans respecter les périodes culturales. Et d’ailleurs ici dans notre milieu personne ne se préoccupe du changement climatique.

Mais quand le projet Femmes en action est venu avec des formations sur les pépinières et le reboisement, nous avons compris qu’avec les arbres nous pourrions avoir la pluie, même si elle se raréfie. Et l’oxygène que ces arbres vont produire est nécessaire pour nos plantes.

Avec les formations reçues, nous ne sommes plus obligées de couper les arbres en désordre ou d’aller jusqu’au parc. Aussi, Diobass nous a dotés d’une bonne qualité d’arbres, dont les Grevillea et des arbres fruitiers. Il nous arrivait qu’à l’hôpital le médecin demande d’aller acheter les fruits alors qu’on peut facilement planter son propre arbre et avoir beaucoup de fruits. Et, surtout, que nous n’avons pas aussi d’argent pour acheter des fruits.

Nous avons reçu également les eucalyptus qui nous permettront d’avoir les bois de chauffe au lieu d’aller jusqu’au parc pour couper en désordre les arbres. Le calliandra, qui a plusieurs fonctions à lui seul, nous permet d’avoir les bois de chauffe ; ses feuilles nourrissent nos bétails (lapins, chèvres, moutons). Et il sert d’engrais dans le champ également, surtout dans un champ où il y a les haricots. On y récolte une très bonne qualité. Aussi, nous nous en servons comme plante médicinale.

Aujourd’hui, je suis très heureuse d’avoir reçu cette connaissance venant de Diobass grâce au projet Femmes en Action. Aussi, d’autres personnes qui sont dans notre communauté ont compris que pour lutter contre les éboulements, il faut planter les arbres.

 

Il y a certains champs qui n’avaient plus d’engrais ou d’arbres pour retenir les eaux de pluie. Quand il pleuvait, tout était emporté et même les engrais aussi. On perdait ainsi nos légumes car le champ ne pouvait plus produire grand-chose. Mais aujourd’hui, avec le caleandre, tout marche à merveille. Nous ne craignons rien.

Nous ne pouvons que dire merci à notre ‘’maman’’ Femmes en Action. Que ce projet continue à nous soutenir pour que nous allions de l’avant. Nous voulons apprendre plus encore alors ne vous fatiguez pas, Femmes en Action.  Instruisez -nous. Après 2 ans ou 3 ans de l’exécution du projet, nous voulons que nos enfants et ceux qui viendront derrière nous profitent de ces arbres. Car s’il n’y a pas de changement de notre part, le climat va continuer à se détériorer et il y aura la faim. Donc nous devons lutter contre les changements climatiques.

Ici dans notre communauté, les femmes n’avaient pas le droit de couper, toucher ou vendre les bois, c’était un tabou. Mais avec les formations de Femmes en Action, nous avons ramené ce que nous avons appris chez nous à la maison. Alors nos hommes ont compris également le bien-fondé du projet en disant : « Voilà un projet à soutenir car il pense au développement. Mon mari m’a encouragée quand il a su que j’étais aussi bénéficiaire du projet Femmes en Action. Il voulait d’ailleurs être également membre dudit projet.

Nous disons grand merci à Femmes en Action et pour tout ce qu’il fait pour nous. La connaissance est une richesse que nous n’avions pas mais que désormais nous avons grâce à ce projet.

Propos recueillis par Lydie Waridi Kone

  • Speaker:Jon Doe
  • Date:avril 30, 2026 - mai 1, 2026
  • Venue:121 King Street Melbourne, Australia

  • Name:Jon Doe
  • Phone:+897 876 876 45
  • Email:info@example.com
  • Website:example.com
  • Cost: Free
  • Total Slot: 0
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